02/09/2017 | 08:24:00

Ressusciter un Hanoï oublié

Le club MyHanoi a introduit plusieurs jeux populaires dans des lieux publics. Photo : CVN

Hanoï, capitale et âme du pays, est une ville considérée comme source d’inspiration de nombreux artistes et se trouve au cœur de la thématique du club MyHanoi, dont le but est de préserver et promouvoir les valeurs culturelles de la ville. Durant plus de 10 ans d’activités, Ngô Quy Duc et les membres dudit club ont ainsi mis en place et réalisé de nombreux projets dans cette optique.

Étant né et ayant grandi à Hanoï, au fond de son cœur, Ngô Quy Duc voue un amour particulièrement tendre pour la ville. Diplômé du Centre de formation des programmeurs internationaux FPT-APTECH, Ngô Quy Duc a cependant décidé de s’orienter dans un nouveau secteur : prendre les rennes du club MyHanoi.

En décembre 2006, en contastant que les sources d’information sur Hanoï restaient encore très insuffisantes, une idée a ainsi germé dans l’esprit du jeune homme : créer une «bibliothèque en ligne de Hanoï» où sont regroupées informations, archives sur la position géographique, histoire, économie et vieux quartiers de Thang Long-Hanoï. A partir de cette idée, le club MyHanoi a vu le jour.

Pour l’heure, MyHanoi est un des premiers clubs où se réunissent les jeunes amoureux de la capitale. Dès la naissance du projet, l’objectif a été de créer et de lancer des programmes culturels et artistiques pour préserver et développer les valeurs de la capitale millénaire. Le nom MyHanoi du groupe retrace en effet l’amour et la nostalgie de tous ceux qui ont une enfance liée aux «ding ding» de la sonnerie du tram, à l’odeur de la fleur d’alstonia, aux trente six rues et corporations ou encore à l’image des marchands ambulants... Ces beaux souvenirs ont poussé les membres du MyHanoi de collecter et de ramasser des documents et images afin d’enrichir l’encyclopédie en ligne sur Hanoï.

À présent, MyHaNoi comporte 50 membres officiels et plus de 300 étudiants volontaires provenant des différentes universités de la ville.

Des activités diverses


La classe sur l'áo dài traditionnelle, organisée par MyHanoi en collaboration avec la styliste Lan Huong. Photo : CVN


MyHanoi a également organisé plusieurs programmes tels que «La mémoire de mon enfance» ou l’introduction de jeux populaires dans les lieux publics.

Depuis avril  2016, le club a ainsi organisé la mise en place de jeux traditionnels entre 15h-19h les samedis et dimanches sur l’esplanade de la statue Ly Thai Tô, près du lac de Hoàn Kiêm. Cet espace a attiré la participation de nombreux habitants et touristes avec un éventail d’activités diverses tels que la balançoire, le tir à la corde (keo co en vietnamien) et les échasses notamment. Les jeunes, et les moins jeunes, ont ainsi l’occasion de faire un retour dans le passé pour revivre, le temps d’un instant, ces moments d’antan que l’âge moderne s’est empressé de rendre désuets.

Une classe sur l'ao dài

Récemment, Ngô Quy Duc a collaboré avec la styliste Lan Huong à l’ouverture d’une classe sur les origines culturelles et esthétiques de l’áo dài traditionnel (tunique fendue des Vietnamiennes) ainsi que sur son utilisation. La classe est essentiellement consacrée aux jeunes filles et femmes, située à l’Espace de l’áo dài du Vietnam, au numéro 18, rue Au Co, Hanoï.


Les habitants sont très enthousiastes avec les jeux populaires organisés sur l’esplanade de la statue Ly Thai Tô ou dans la rue piétonne. Photo : CVN


En 10 ans d’existence MyHanoi a fait face à un certain nombre de difficultés et de défis, mais aujourd’hui le club est devenu une adresse incontournable des amoureux de la ville. Son siège intitulé «Espace d’échange culturel de Hanoi 1010» (ou Hanoi 1010 cultural exchange space en anglais) a été officiellement inauguré au No32 Vong Thi, arrondissement de Buoi, Tây Hô, Hanoï. Le club accueille ainsi souvent les jeunes qui y viennent pour échanger et partager ensemble leur amour mutuel de la capitale.

«Les clichés de la ville pris par MyHanoi arrivent à capturer ces moments qui m’évoquent mon enfance», a écrit un facebooker. Ou «Je ne suis pas Hanoïen mais j’y ai grandi et dans ma mémoire, il y a toujours ces images qui me rappellent de bons souvenirs sur Hanoï», «J’aime mon Hanoï!»... Ces commentaires, sur la fanpage de Facebook sont autant de motivation pour que Ngô Quy Duc et MyHanoï de continuer à nourrir et diffuser un amour tant partagé de la capitale millénaire. -CVN/VNA

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