04/01/2010 | 10:18:00

Thang Long - Hanoi, une histoire millénaire digne de la fierté

Aussitôt après sa montée au trône en 1010, le roi Ly Thai Tô avait ordonné le tranfert de la capitale depuis Hoa Lu, ouvrant une histoire millénaire de Hanoi qui sera fêtée en grande pompe cette année 2010.

La citadelle de Dai La fut renommée Thang Long (le dragon prenant son envol) car selon la légende, à son arrivée à la citadelle, le roi aurait vu un dragon prenant son essor.

Ly Thai Tô n'était pas le seul à avoir choisi la zone de l'actuelle Hanoi pour installer la capitale vietnamienne. Les rois prédécesseurs An Duong Vuong, deux Soeurs Trung, Ly Nam Dê et Ngô Quyên s'y installèrent aussi.

En remontant encore plus loin dans le passé, du temps des rois fondateurs Hung (âge du Bronze), la capitale était située dans la principauté de Van Lang, et Thang Long n'était alors qu'une zone rurale.

Au 3e siècle avant J.C., un personnage semi-légendaire, An Duong Vuong, prit la relève des rois Hung. Il se basa dans une terre où il fit construire une citadelle fortifiée, la Co Loa, qui devint la capitale de son "royaume d'Au Lac". Cette terre-là est aujourd'hui dans la banlieue de Hanoi.

Un siècle plus tard, le pays d'Au Lac tomba aux mains des Han et subit la domination chinoise pendant dix siècles. Plusieurs insurrections s'éclatèrent, entre autres la révolte des deux sœurs Trung en l'an 40 et le soulèvement du chef d'une localité Ly Bi (futur roi Ly Nam Dê) en 542-544. Ce fut durant cette période que ce dernier fit construire la première pagode, qu’il nomma Khai Quôc (fondation de la patrie), dans la zone de l’actuelle Hanoi.

Pendant la seconde moitié du 8è siècle, Tchang-po Yi, vice-roi des T’ang pour le pays du sud, y fit bâtir une citadelle en dur et la nomma La Thanh. Au 9è siècle, la citadelle fut agrandie et rebaptisée Dai La par le gouverneur Kao P’ien.

A citer également les soulèvements de Phung Hung (en 766-779), Khuc Thua Du (en 905) et Duong Dinh Nghê (en 931) contre la domination chinoise. Ces insurgés choisirent cette terre pour installer la capitale.

+ Thang Long sous les Ly (1010-1225)

En 1010, dès après son accession au trône, Ly Công Uân, qui régna sous le nom de Ly Thai Tô, déplaça la capitale de Hoa Lu (à 120 km au Sud de Ha Noi), considérée alors comme trop petite, à Dai La et décida alors de renommer la citadelle de Dai La en Thang Long (l'actuelle Hanoi).

Avec ses "théories sur le développement" et sa vision nationale, Ly Công Uân choisit le terrain le plus favorable du pays Dai Cô Viêt pour construire un centre politique, socioéconomique et culturel, manifestant la volonté d'indépendance et de puissance par ses propres forces.

Sous la dynastie des Ly, l'ancienne citadelle de Thang Long comprit trois murailles concentriques. La muraille extérieure fut baptisée "Dai La", et celle de médiane "Hoang Thanh", derrière laquelle se trouvaient le palais royal et le siège de la Cour. Par ailleurs, Thang Long fut encore entourée par une muraille en terre qui étaient en fait les digues le long des trois cours d'eau : le Fleuve Rouge à l'est, la rivière To Lich au nord et à l'ouest, la rivière Kim Nguu au sud.

L'un des aspects caractéristiques de l'ancienne capitale de Thang Long sous la dynastie des Ly fut de profiter au maximum des conditions naturelles et de créer une harmonie architecturale. Ses ouvrages étaient constitués d'un ensemble architectural de style modeste, adapté au climat du Vietnam.

Le cachet de Thang Long de cette période est encore préservé dans plusieurs ouvrages architecturels spéciaux comme le Temple Dông Cô construit en 1028, la Pagode Diên Huu (qui engloba une chapelle appelée aujoud'hui pagode au Pilier unique) en 1049, la tour Bao Thiên en 1057...

Parmi les "Thang Long tu trân" (désignant les quatre temples dédiés aux quatre génies-gardiens de quatre points cardinaux de Thang Long), les Ly en eurent achevé la construction de trois qu'étaient Trân Vu, dédié au génie protecteur du royaume, Bach Ma (Cheval blanc) et Voi Phuc (éléphants agenouillés). En 1070, les Ly créèrent le Temple de la Littérature, puis l'Ecole du prince héritier, transformée par la suite en Quoc Tu Giam, la première université nationale.

Dès après la récuparation de l'indépendance, les Ly posèrent les bases de l'oeuvre culturelle et éducative, créant une éducation universitaire et plusieurs secteurs scientifiques, et ouvrant ainsi l'ère de la civilisation de Dai Viet (Grand Viet). Pendant cette période, Thang Long se développait pour devenir le plus grand centre politique, économique et culturel du pays.

+ Thang Long sous la dynastie des Tran (1226-1400)

Succédant à la dynastie des Ly, celle des Tran mit fin au chaos, rétabli l'ordre politique comme social, et conserva Thang Long comme capitale du pays.

Fortement endommagée par les luttes entre factions royales et politiques de la fin de la dynastie des Ly, outre les trois invasions mongoles des Yuan en 1258, 1285 et 1288, la dynastie Tran restaura l'étendue de la capitale et de ses ouvrages majeurs. Ainsi, Dai La, la citadelle et plusieurs palais furent restaurés en 1230, puis la Cité Interdite (appelée plus tard Phung Thanh) fut reconstruite en 1243. En 1253, le Quoc Tu Giam fut rétabli de même que l'Institut national des études fut créé. La dynastie des Trân instaura les écoles des arts martiaux qui délivraient des grades de licencié et de docteur en arts de combat nécessaires pour accéder à des fonctions militaires élevées. Les études de philosophie confucéenne se développaient. La science militaire constituait sous le règne des Tran un facteur de la culture de Dai Viet, créant l'esprit courageux de l'époque des Tran.

Après avoir été réorganisée en 61 quartiers, Thang Long connut une plus forte densité démographique pour devenir une vraie capitale, grâce à un développement rapide de ses rues, de ses marchés, et de villages d'artisanat à ses alentours. De nombreux commerçants étrangers y sont arrivés pour faire des affaires, y compris des chinois, des musulmans, des javanais...

Sous les Tran, la capitale Thang Long était une ville ouverte, donc réunit la quintescence de diverses cultures.

+ Thang Long sous les dynasties des Lê, Mac et Lê Trung Hung (1428-1788)

La dynastie des Tran régna pendant 175 ans avant de perdre le pouvoir au profit du mandarin Ho Quy Ly. En 1397, ce dernier changea le nom de la capitale en Dong Do (capitale de l'Est) et édifia une autre dans la province de Thanh Hoa (à 150 km au Sud de Hanoi) appelée Tay Do (capitale de l'Ouest) où il contraignit les Tran à s'installer. Ainsi, durant les dix dernières années de la dynastie des Tran, le pays eût deux capitales, Dong Do (Thang Long) et Tay Do (Thanh Hoa). Cette dernière, ayant une position politique importante, fut le lieu de la cour des Tran, Dong Do demeurant le plus grand centre économique du pays.


En 1400, Ho Quy Ly pris définitivement le pouvoir en renversant Tran Thieu Dê pour régner en tant qu'empereur pendant sept années avant d'être détrôné et exilé en Chine avec son fils par les Ming chinois. Ainsi, après près de 500 ans d'indépendance, le pays s'est retrouvé vassal du Nord sous le règne des Ho.

En 1418, Lê Loi se souleva et après neuf ans de lutte, les troupes de Lam Son réussirent à libérer les régions du Sud au Nord. En 1426, les trois flancs de ces troupes encerclèrent la citadelle de Dong Quan (nom donné à Dong Do par les Ming), engageant des négociations tout en menant les combats. Tous les espoirs de la garnison en forces de renfort étant éteints, leur chef Wang Tong dut retirer ses troupes en Chine.


Le Loi se proclama roi le 29 avril 1428. Il s'installa de nouveau à Dong Do, laquelle prit le nom de Dong Kinh en 1430.

Sous la dynastie des Lê postérieurs, la citadelle de Thang Long fut planifiée et édifiée à la manière monarchique absolue en s'étandant vers l'est. Dans la citadelle royale, un édifice en briques monumental, de forme rectangulaire, fut construit, dont la porte principale s'appela "Doan Mon". Sous les Lê, furent construits de nombreux palais et résidences dont le Palais Kinh Thien sur le tertre Nung fut le plus majestueux.

A l'extérieur de la citadelle royale, de nouveaux ouvrages architecturaux apparurent. L'architecture de l'époque des Lê fut un modèle d'harmonie. La cité pour la population fut élargie et se divisa en deux districts (Quang Duc et Vinh Xuong) composés chacun de 18 quartiers. Les rues commerciales animées se développèrent, spécialisées en artisanats : tissage dans les villages Nghi Tam et de Thuy Chuong, papeterie à Yen Thai, étoffe teinte en pourpre à Hang Dao, peintures à Hang Trong...

En 1428, Lê Loi fit construire les locaux de Quoc Tu Giam. Le concours mandarinal y fut ouvert en 1442. Les lauréats furent honorés avec des rites tels que l'appel du nom en l'accrochant sur une liste d'or, la remise du bonnet et du manteau de mandarin, ce pour valoriser les études et encourager les étudiants.

Le Dai Viet sous la dynastie du roi Lê Thanh Tong (1460-1497) fut l'apogée d'un pays féodal indépendant. Cependant les dissensions au sein du régime des Le de la première période (Lê So)dès le début du 16e siècle constituèrent la cause du renversement du roi Lê par Mac Dang Dung (1572). En 1588, les Mac mobilisèrent trois fois la population dans le but de consolider les fortifications de la citadelle. Mais, au bout de quatre ans, sous prétexte d'être partisans du régime Lê, les hommes du seigneur des Trinh occupèrent la capitale et reprirent le nom de Thang Long. Mais si le roi Lê régna dans l'ancienne citadelle royale, les palais des seigneurs Trinh furent construits à l'extérieur, dans la partie ouest du lac de l'Epée restituée.


Malgré les changements politiques sous les périodes des Lê, des Mac et des Lê restaurés (Lê Trung Hung), Thang Long resta toujours le port commercial le plus animé du pays et l'une des grandes villes portuaires d'Asie. Les commerçants Hoa (souche chinoise) y faisaient du négoce à côté des Anglais, Hollandais et Allemands. La population de Thang Long ne cessa de croître et des maisons à deux étages apparurent. C'est aussi la période où un grand nombre d'ouvrages architecturaux, notamment religieux, furent construits.


En 1831, sous le règne du roi Minh Mang, Thang Long fut nommée Hanoi


+ Thang Long - Hanoi sous le règne des Tay Son (1788-1802)

Fin 1788, la capitale et le pays Dai Viet durent faire face à l'agression des Qing. A partir de Phu Xuan (Hue), le roi Quang Trung diriga les forces Tay Son pour s'avancer vers le Nord et libérer Thang Long. Après sa victoire, le roi Quang Trung fixa la capitale à Hue. La citadelle Thang Long fut encore restaurée sous le règne des Tay Son. Les pagodes Kim Lien (Nghi Tam), Tay Phuong (Thach That), les statues du Bouddha (Tuyet Son) et de 18 arhats furent réparées. Le roi Quang Trung ordonna de rassembler des cadavres des Qing pour les enterrer et de réparer la pagode Boc pour recevoir leur baptême bouddhique. Il promulgua l'Ordonnance d'encouragement agricole incitant les gens à retourner dans leur pays d'origine pour défricher les terrains incultes et restaurer la production. Il édicta l'Ordonnance d'encouragement des études poussant les localités à ouvrir des écoles. L'Institut Sung Chinh (Institut pour les études politiques) fut créé pour traduire des livres en langue chinoise en écriture démotique vietnamienne qui devint la langue nationale. Bien qu'elle soit courte, l'histoire du règne Tay Son laissa des traces marquantes dans les pages historiques de Thang Long - Hanoi.

+ Thang Long - Hanoi sous la dynastie des Nguyen et sous la domination française (1802-1945)

Profitant de la mort du roi Quang Trung (1792), un seigneur du Sud, Nguyen Anh, diriga ses forces à partir du Sud pour occuper Phu Xuan (1801) et Thang Long (1802), avant de se proclamer empereur. La capitale impériale des Nguyen fut Phu Xuan. Thang Long fut appelée Bac Thanh (citadelle du Nord). La citadelle royale fut détruite puis remplacée par une nouvelle en forme d'un carrée inspirée des fortifications de Vauban. En 1831, le roi Minh Mang (2e roi des Nguyen) établit la province de Hanoi dont le chef-lieu était le palais de Hoai Duc (ancienne citadelle Thang Long), Thang Long fut nommée Hanoi. Quoc Tu Giam (Université nationale) fut déplacée à Hue. Bien qu'il ne soit plus un centre politique, Hanoi resta le plus grand centre économique et culturel du pays.

A la fin du 19e siècle, devant les actes d'agression des colonialistes français, de concert avec le peuple de tout le pays, Hanoi se souleva contre les envahisseurs. Sous la direction du généralissime Nguyen Tri Phuong et de son successeur, le gouverneur de Hanoi, Hoang Dieu, les Hanoïens luttèrent vaillamment contre les attaques des forces françaises. Cependant, la Cour des Nguyen, lâche, signa le Traité de paix (1883) reconnaissant la domination des Français dans tout le pays. Hanoi devint "protectorat" relevant du Bac Ky (Nord), placé sous la direction d'un résident supérieur français. En juillet 1888, le président français signa un décret sur l'établissement de la ville de Hanoi regroupant les terrains de la province de Hanoi.

La politique d'exploitation coloniale de grande envergure des Français changea la physionomie de Hanoi du début du 20e siècle. Les infrastructures de base furent construites, dont réseaux de communication routier et ferroviaire, avec parmi eux le pont Doumer au-dessus du fleuve Rouge. L'ancienne citadelle fut détruite laissant la place aux zones militaires et offices publics, de même que le Palais Kinh Thien qui fut remplacé par un édifice à deux étages où siégea le Commandement de l'artillerie (1886). Parallèlement à la création de rues à l'européenne (actuelles avenues Dinh Tien Hoang, Ngo Quyen, Ly Thai To, Tran Hung Dao, Ly Thuong Kiet... d'aujourd'hui), d'autres ouvrages de style européen furent construits, tels que le Palais du gouverneur, le Palais du résident supérieur, la Banque de l'Indochine, le Grand Théâtre, la Cathédrale Saint Joseph, la Poste, l'Ecole française d'Extrême-Orient, la gare de Hanoi...

Malgré les répressions barbares des colonialistes français, le mouvement de lutte du peuple hanoïen, particulièrement après la naissance du Parti communiste du Vietnam (février 1930), ne cessa jamais. Le 19 août 1945, des dizaines de milliers de Hanoïens de la ville intra-muros et de la banlieue déferlèrent dans les rues pour conquérir le pouvoir.

+ Hanoi à l'époque d'Hô Chi Minh

Le 2 septembre 1945, à la place Ba Dinh, Hanoi, le Président Hô Chi Minh proclama la déclaration d'indépendance, marquant la naissance de la République démocratique du Vietnam. En 1946, lors de sa première session, l'Assemblée nationale fit de Hanoi la capitale du Vietnam.

Plus d'une année suivante, les Hanoïens furent confrontés au retour des colonialistes français. La minuit du 19 décembre 1946, répondant à l'appel du Président Hô Chi Minh, les forces armées et la population de Hanoi faisaient feu pour commencer la Résistance nationale. Après huit ans de longue lutte, le 10 octobre 1954, Hanoi fut libérée.

Après sa libération, Hanoi commença son processus de restauration et d'édification de l'économie. La physionomie de la ville changeait de jour en jour. Après le premier plan quinquennal (1960-1965), Hanoi est devenue réellement un centre politique, culturel et économique important du pays.

Au milieu de l'année 1966, les impérialistes américains élargirent leur agression vers le Nord et bombardèrent la capitale. En mars 1968, les impérialistes américains furent obligés de déclarer la fin des bombardements dans le Nord au-dessus du 20e parallèle.

Le 2 septembre 1969, le Président Hô Chi Minh décéda. Le 9 septembre 1969, plus de 100.000 cadres et habitants de la capitale et de nombreux amis étrangers se réunirent à la place Ba Dinh pour rendre hommage au leader éminent du pays.

En avril 1972, la capitale devint, encore une fois, la cible des bombardements aériens américains. Pendant douze jours et nuits de décembre 1972, les Américains déversèrent des dizaines de milliers de tonnes de bombes sur Hanoi. Les forces armées et les habitants détruisirent un grand nombre d'appareils ennemis, et cet épisode est resté célèbre sous le nom de "Diên Biên Phu aérien".

Le 30 avril 1975, la campagne Hô Chi Minh se termina avec succès, libérant totalement le Sud Vietnam et réunifiant le pays.

En avril 1976, l'Assemblée nationale décida de prendre Hanoi comme la capitale de la République socialiste du Vietnam.

Lors du quinquennat 1991-1995, Hanoi a atteint et dépassé, pour la première fois, plusieurs objectifs fixés. La capitale a réalisé un rythme de croissance économique très élevé.

Entre 1996 et 2000, Hanoi a concentré ses ressources dans le développement des infrastructures socioéconomiques, du système financier, bancaire, d'assurance, des établissements commerciaux et de services,...

En 2000, Hanoi, qui représentait 3,6 % de la population nationale et 2,8 % de la superficie totale du pays, a contribué à 7,8 % du produit intérieur brut national. La vie de la population s'est améliorée. Le visage de la capitale a promptement changé et sa position s'est rehaussée.

En 1999, Hanoi a été reconnue en tant que "Ville pour la paix" par l'UNESCO et aussi choisie pour lancer en 2000 l'"Année internationale pour la paix". En 2000, Hanoi s'est vu décerner le titre de "capitale héroïque".

Lors des premières années du 21e siècle, Hanoi a construit de grandes zones industrielles que sont Sai Dông A, Sai Dông B, Bac Thang Long, Mê Tri, Thuong Dinh, Thanh Tri..., tout en reliant ce développement industriel à l'aménagement de zones de matières premières dans le triangle économique Hanoi-Hai Phong-Quang Ninh.

Hanoi est arrivée en tête en termes de modernisation agricole et rurale. Elle a obtenu plusieurs réalisations sur les plans culturel, social et humain et est devenue un grand pôle touristique du pays.

L'édification d'une capitale civilisée, moderne et digne d'un pays de plus de 100 millions d'habitants est impérative. Le 4 mars 2008, le Premier ministre a rendu publique une directive sur la modification des limites administratives de la capitale. Hanoi élargie englobe désormais toute la province de Ha Tay, le district de Me Linh de la province de Vinh Phuc et quatre communes du district de Luong Son, province de Hoa Binh, et couvre une superficie totale de 3.340.000 km² avec près de 6,5 millions d'habitants. Elle est constituée de 29 arrondissements et districts, de 577 communes, chefs-lieux et quartiers et réunit trois ethnies (Kinh, Muong et Dao).

Tout au long de son histoire millénaire, Thang Long-Hanoi était toujours un centre politique, économique et culturel du pays. Les autorités et la population prennent toujours en haute considération la conservation des valeurs culturelles, matérielles et immatérielles de la capitale dans le processus d'aménagement et d'édification d'une capitale "verte, culturelle, civilisée et moderne". - AVI

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